À la découverte de Nelly Mbonou, fondatrice et styliste de la marque JUNESHOP

on 19 octobre 2015

Nelly Mbonou, fondatrice et styliste de la marque de prêt à porter JUNESHOP

 

Bonjour,

Je suis Nelly MBONOU, française originaire du Cameroun, 36 ans, fondatrice et styliste de la marque de prêt-à-porter métissé Juneshop.

  1. Quel est votre parcours et pourquoi vous êtes-vous lancée dans cette aventure ?

Je me suis lancée dans le stylisme en 2001 en autodidacte car à la base j’ai fait des études de Lettres et de Philosophie. À l’époque je suis partie d’un constat simple : je ne trouvais pas dans le commerce traditionnel des vêtements qui mêlaient à la fois coupes modernes, confortables et tissus africains, des vêtements qui me représentaient mais pas traditionnels, des vêtements que je pouvais porter dans ma vie de jeune femme active parisienne, que ce soit pour sortir ou aller à la fac.

Je me suis donc lancée dans l’aventure  de la création d’entreprise et en 2005 j’ai ouvert ma première boutique physique à Paris avec une associée. L’aventure à durée 6 ans, puis nous avons cessés la collaboration et j’ai commencé à développer le travail en atelier, la boutique en ligne et la distribution…

  1. Quels sont vos atouts ?

Je pense qu’au départ l’un de mes principaux atouts était tout simplement le fait de ne pas venir du milieu de la mode, je n’avais donc pas un esprit formaté mais une volonté d’apprendre et une grande capacité d’adaptation. J’ai ainsi pu explorer tous les modèles de vente et de communication et j’ai développé un véritable relationnel avec ma clientèle pour être au plus près de leurs exigences et de leurs besoins.

Aujourd’hui toute cette expérience acquise est vraiment un atout pour moi

  1. Expliquez-nous votre façon de travailler ?

Le Juneshop réalise 2 collections complètes par an, printemps-été et automne-hiver avec un réassort mensuel en fonction des modèles qui se sont le plus vendus et des commandes. Tous les articles sont réalisés en petites séries et déclinés du 34 au 50. Je ne suis ni les carnets de tendance, ni les diktats de la mode mais privilégie des coupes et des matières qui mettent en valeurs toutes les morphologies. Je travaille avec un atelier responsable à Yaoundé, au Cameroun, et toutes les matières premières sont également produites et achetées sur place.  Je tiens tout particulièrement à développer l’activité économique locale et pas seulement à exporter la culture. Chaque couturière est payée à pièce produite, ce qui permet une équité de rémunération et une souplesse de travail indispensable pour travailler avec l’Afrique. Cela représente énormément de travail mais c’est très gratifiant.

    • Et de décompresser 

Je suis également maman, donc les temps de décompression sont courts ! Mais disons que j’aime me ressourcer en voyageant le plus souvent possible pour pouvoir passer des moments privilégiés avec mes proches.

  1. Quels sont les plus grands défis que vous souhaitez relever ?

Je souhaiterai continuer à développer l’atelier au Cameroun, le pérenniser afin qu’il ne dépende plus uniquement de mon  activité économique.

  1. Est-ce que votre art/savoir-faire à une portée politique ?

Comme on le dit souvent tout est politique, mais ce que je fais c’est avant tout de la mode. Je suis une citoyenne avec des convictions et ma démarche en témoigne bien mieux que des grands discours. Si j’ai choisi de produire au Cameroun à partir de matériaux manufacturés et achetés sur place,  c’est certes parce que c’est mon pays d’origine, mais surtout parce que je crois qu’un pont est possible entre l’Afrique et l’Occident dans l’égalité, un partenariat gagnant-gagnant et c’est à notre génération d’en poser les bases.

  1. Quel est votre indispensable produit beauté ?

Je suis vraiment une cosmetic addict, j’ai des tiroirs pleins de crèmes et autres baumes, et je privilégie tout ce qui est bio, issu du commerce équitable, etc. c’est mon péchés mignon ! Pour moi ce qui est vraiment indispensable c’est tout ce qui est hydratant, en ce moment je suis très huiles, j’en ai de toutes sortes, que ce soit pour le corps, les cheveux ou le visage. J’en change très régulièrement en fonction de mes besoins et pour que ma peau ne s’y habitue pas trop. En ce moment je teste l’huile de carotte afin de conserver les bienfaits de l’été et prévenir la grisaille de l’hiver.

 

Pour conclure, Être belle c’est avant tout se sentir bien!

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Merci à vous, Nelly Mbonou pour ce portrait !

 

Photos : JUNESHOP